Qui je suis ?

Je suis née dans le beau pays de Charleroi en 1967.   Un frère et une sœur plus jeunes. Des parents restés unis, jusqu'à la mort de mon papa il y a une quinzaine d'années, malgré les hauts et les bas de leur vie de couple.  Ils s'aimaient sans doute à leur manière.  J'aurai pourtant tellement aimé qu'ils divorcent.    
J'ai fait ma jeunesse à Charleroi.  Entraînement assez intensif et compétition de natation et le monde du scoutisme à partir de mes 6 ans.  Une belle école de vie.
Après 6 années d'études (et de perfectionnement) à Louvain-la-Neuve et un diplôme de criminologue en poche, il était impensable pour moi de rentrer vivre chez mes parents.  Je me suis donc mariée avec mon petit ami de l'époque.  Même si au fond de moi je savais que ce n'était pas le chemin que je devais suivre, il me permettait pourtant une autre issue que le retour dans la maison familiale.
Un voyage de noce itinérant et peu préparé en Italie.  Des disputes journalières.
Je ne me sentais pas bien dans cette belle-famille de fermiers qui ne parvenaient pas à cerner la fille de la ville que j'étais.  Et pourtant, j'aurai tellement aimé pouvoir faire les foins avec eux
Après 18 mois d'efforts, de vie plus ou moins non commune, j'ai décidé de partir et de le quitter.  Pendant 2 mois, j'ai vécu dans l'appartement d'un ami la semaine et dans notre maison commune le week-end.  Mon futur ex-mari ne parvenant pas à mettre sa famille au courant, je revenais pour faire "bonne figure".
Je m'installe enfin dans mon petit appartement tout à moi.  Le divorce se déroule très bien.  Nous n'avons pas de bien commun, pas d'enfant, chacun notre voiture.  Quoi de plus simple ?  Nous avons partagé les cadeaux de mariage en fonction de leur provenance et avons partagé moitié-moitié pour le reste.
Une fois ma liberté retrouvée, il s'avère assez vite que la vie en solo est assez angoissante pour moi.  Je me jette dans les bras d'un collègue de bureau et le laisse très vite s'installer chez moi.  Ma solitude était ainsi rompue mais à quel prix !
Il est alcoolique et rapidement, vit sur mon compte.  Je passe des nuits entières à pleurer.  Les disputes éclatent de plus en plus souvent et parfois même nous en venons aux mains.
J'ai compris plus tard, que je m'étais donné comme mission de le sauver et je  ne pouvais pas le lâcher.  En attendant, nous en sommes arrivés à signer le compromis d'achat d'une maison et à tenter faire un enfant.  Le jour où il a voulu marchander une nuit avec moi, tout à (enfin) basculer.  Notre histoire s'est terminée aussi vite qu'elle n'avait commencé.  Depuis lors, il est décédé,  SDF ayant perdu son boulot et son logement.  Il a disparu dans des conditions étranges dans le village où je vivais.
La connaissance avec qui il avait voulu marchander une nuit était un super chouette gars, de belle famille et d'une tendresse infinie.  J'en suis tombée amoureuse.
Pendant ce temps, j'ai acheté (notre) la maison sous les conseils de mon papa.  Avec mes parents nous y avons bossé dur pour la rendre habitable et y créer un logement louable pour me permettre d'arrondir les fins de mois.  J'ai quitté mon petit français (le cœur en bataille) à la suite d'une réflexion bien malheureuse de ma mère.  "Tu viens t'emmouracher d'un français !?  Et la maison ?  Et le temps que nous y avons consacré ?  Que vas-tu en faire ?"
Pendant cette période de travaux je bossais dans la protection de la jeunesse avec des jeunes délinquants.  un beau métier - une drôle d'équipe 100% féminine.  Je décide donc de changer d'horizon et je passe les examens à la gendarmerie.  Je suis reçue comme analyste stratégique.
Je rencontre un "brave gendarme", grand, beau, fort, sûr de lui et  ....  je tombe raide dingue de lui.
De fil en aiguille, il s'installe rapidement à la maison.  Tout aussi rapidement nous décidons de faire un BB.  Et 18 mois plus tard, la plus belle œuvre de ma vie émet son premier cri.  Et puis, il y a des hauts et des bas après cette naissance qui vient bouleverser nos certitudes, notre vie de couple, un équilibre naissant et pas encore bien solide après 18 mois seulement.  La réforme des polices n'arrange rien.  Nous sommes impactés tous les 2.  Des espoirs sont déçus, des frustrations naissent.  On ne se comprend plus, on s'éloigne.  On tente de se rapprocher.  Et quand je pense que nous nous sommes retrouvés,  c'est l'annonce fatale d'un départ.  Le monde s'écroule, je ne parle plus.  Je dois rester forte pour mon fils.  La descente aux enfers commencent.  Sous les coups de l'émotion trop grande, j'accepte des arrangements que je regrette encore 16 ans plus tard.  Je me sens encore trompée, bernée, abusée.
Pendant les 2 premiers mois de notre séparation, j'accepte de vivre 1 semaine sur 2 en dehors de mon habitation pour ne pas déstabiliser notre fils.  J'étais SDF une semaine sur deux, trimballant mes fringues et mes chaussures dans le coffre de ma voiture, dormant chez une copine ou l'autre.  En hurlant en silence face à cette situation d'injustice.  J'étais bel et bien à la rue alors que la maison était ma propriété unique.  Ce n'était pas juste.  Envahie par de fortes émotions,  j'en étais arrivée à accepter n'importe quoi !
De fil en aiguille, quelques aventures amoureuses plus tard, je me retrouve en questionnement professionnel.  J'ai envie, j'ai besoin de me sentir utile.
Plusieurs de mes connaissance se séparent, viennent spontanément vers moi pour discuter, s'épancher, chercher des conseils, des idées.  Je me retrouve à relire des courriers entre "futurs ex" pour les amender, les adoucir ....  Et puis je me décide.  Je suis une formation de "coach de vie" afin de disposer d'outils supplémentaires, je me procure les cours de droit à la faculté de Namur, j'étudie et j'envisage le plan de mon projet.   Je veux venir en aide à ces personnes en souffrance, envahies par leurs émotions et qui, au delà de ces émotions et souffrances doivent prendre de grandes décisions.  Je souhaite leur amener un peu plus d'objectivité, les aider à dépasser ces émotions pour qu'elles en arrivent à prendre ou à accepter des arrangements, des décisions qu'elles ne regretterons pas toutes leur vie.
 Trop de personnes acceptent beaucoup sous le coup de l'émotion sans être capables de penser que ces décisions ne sont pas anodines mais prises pour de longues années et concernant pas seulement le NOUS brisé mais certainement les enfants.